Compagnie l'An 01
la compagnie

ligne artistique

ça commence par un spectacle avec un masque de lapin à l’oreille croquée en cp en 1994.

pour arriver à un groupe d’ados bullies sélectionné au festival impatience – la colline 2016 dans adn acide désoxyribonucléique de d. kelly.

en échappant aux concours de l’armée de l’air en 2005.

c’est cette trajectoire qui crée compagnie l’an 01 en 2015.

par nécessité d’avoir une identité visible et reconnaissable pour l’extérieur, en sortant du compagnonnage du geiq-théâtre au cdn de normandie-rouen, en 2014 orvoën bret revient à toulouse, réunit quelques compères parmi lesquels romain gaboriaud, christel larrouy et marie attard et hisse le pavillon de l’an 01 :

« on arrête tout, on réfléchit et c’est pas triste ! »

la ligne artistique reprend la réclame du film éponyme l’an 01. la ligne artistique, éthique et citoyenne de la compagnie prétend faire se rencontrer les extrêmes, ouvrir le dialogue, réconcilier les contraires, aller chercher dans les opposés ce qui fait société, un monde pluriel dans le respect de la démocratie, en évitant l’édification d’une pensée unique et donc fasciste. la compagnie l’an 01 propose des spectacles où les réalités se confrontent, où les avis contradictoires se font entendre, où les dogmes sont exposés, explosés, remis en question.

orvoën bret se définit aujourd’hui comme interprète non-binaire, auteuxe et créateuxe de formes performatives en espaces non-dédiés. depuis 2018, pour écrire, iel met en place des enquêtes sociologiques et des infiltrations sur différents terrains : c.r.s., blackblocs, routiers, masculinistes. iel réalise des interviews et photos instantanées des sujets qu’iel rencontre. c’est aussi pour provoquer ces rencontres que ses œuvres s’éloignent progressivement de la salle de théâtre, au profit de la salle de classe puis du gymnase pour arriver jusque dans la rue.

les œuvres sont toutes issues du répertoire contemporain, écrite d’après un travail d’enquête sociologique en lien avec les thématiques liées à notre époque et plus spécifiquement : le genre, l’identité, l’égalité femmes-hommes, les violences, les masculinités, la virilité, la performance, l’espace public, la manipulation, la soumission à l’autorité tel que définie par stanley milgram. les œuvres sont toujours livrées accompagnées d’un dispositif d’accompagnement, de soin et de restauration. une attention est portée sur l’accessibilité des œuvres liée aux handicaps visibles et invisibles et sur un principe de non-discriminations mais d’ouverture à destination de publics minoritaires.

les personnes portant les spectacles et les actions de la compagnie, qu’iels soient interprètes, créateur.ice.s, technicien.ne.s, chargé.e.s de production ou de diffusion sont à l’image des publics que nous voulons toucher : multiples. iels ont de 18 à 77 ans, sont femmes, hommes, personnes trans et non-binaires, racisé.e.s et blanc.he.s, de toutes orientations sexuelles, de toutes origines sociales.

cela fait désormais 12 ans que la compagnie développe ses créations avec des publics, adolescent·es et parfois adultes, classé·es par les institutions (camps gitans, prisons, centres scolaires, sociaux, médicaux), grâce aux différents outils que manipulent les artistes qui la traversent (écriture, audio, photo, jeu, construction, sport, intelligence collective). la compagnie l’an 01 accorde une très grande place à la médiation auprès de tous les publics. elle est l’un des piliers de son action, développée en parallèle et en lien avec ses spectacles. qu’il s’agisse de pratique ou de théorie, de temps d’échanges sur les thématiques portées dans les créations, de rencontres et de dialogues, le travail de médiation de la compagnie tend à ce que les participant.e.s s’expriment et se révèlent, développent leur parole, leur pensée, et interrogent leur place dans les mondes dans lesquels iels évoluent.

la compagnie travaille avec le cdn de toulouse, la scène nationale de tarbes, les théâtres de la ville de toulouse sorano, jules-julien, grand rond, mazades, les cnarep pronomade(s) en haute-garonne, ateliers frappaz, l’usine, les lieux d’écriture et de création comme la baignoire, le 104, la petite pierre, arto, la mjc rodez, le pari de tarbes, les haras de st-gaudens et le moulin de roques-sur-garonne, ainsi qu’un grand nombre d’écoles et de prisons tels le centre de détention de muret, le collège didier daurat, le lycée agricole et la p.j.j. de saint-gaudens avec lesquelles ont été pensés et fabriqués les spectacles.

la compagnie l’an 01 a été sélectionnée au festival impatience 2016 – la colline et centquatre paris, au festival supernova 2016 – théâtre sorano de toulouse, au festival région en scène 2017 – sarlat-la-canéda, au festival nov’ado 2017 – mjc rodez, au festival des fiertés 2017 – toulouse, au festival supernova 2017 – théâtre sorano de toulouse, au festival rta en 2018 – laval (québec), au festival chalon dans la rue 2022 – chalon-sur-saône, au festival région en scène 2026 -narbonne, au festival les invites 2026 – frappaz villeurbanne, au festival de rue de ramonville 2026 – arto ramonville-st-agne.

la compagnie intervient en formation à l’ateliercité du cdn de toulouse, au geiq-théâtre de lyon, à l’insa (ingé) et à l’ifrass (éduc spé).

son spectacle à succès est x, y et moi ? créé en 2016, en théâtre invisible sur le genre et l’égalité femmes-hommes, qui tourne depuis plus de 10 ans et 500 représentations. ce qui vaudra à la compagnie d’être la cible de nombreuses censures et attaques. mais aussi d’un nombre incroyable de rencontres formidables. ainsi que d’un nombre effroyable de témoignages et de révélations d’agressions sexuelles. aussi, merci à toute·s pour ces années de travail, de confiance, de collaboration ! agresseurs, on vous voit ! victimes, on vous croit ! « mon adn (x, y et moi ?) est à fleur de peau depuis des années, depuis l’an 01. alors quand je vais au bal des lucioles, j’arrête tout, je réfléchis et c’est pas triste ! » 😉

depuis la compagnie a mis en place des référent·e·s, sensibilisé son personnel aux v.h.s.s. et mis en place une cellule de supervision pour assurer la santé mentale de ses artistes en tournée.

et n’hésitez jamais à nous contacter, à venir nous rencontrer ou nous parler. ce sera avec plaisir.